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(lu sur le lu)

16 juillet 2006

Tel qu'en lui-même dans sa baignoire 1920.

Entretiens dans une baignoire 1920
Jean de la Poivrière d'Orée et Charles Divrin
Éditions Hurluber
Collection "Flots de parole"
2207 pages, 2006.

JDPDO, c’est cet homme qui a une cravate jusqu’à mi-cuisse et
un pantalon qui tombe juste au-dessus de grosses chaussettes
de laine noire.
Oui, celui qui vous gâche une soirée si vous l’y invitez
imprudemment.
Autant qu’il reste donc chez lui, surtout qu’il a l’âge de sa
baignoire 1920 qui, dans le cadre de ce livre d’entretiens,
remplace avantageusement le divan : la sensation d’apesanteur
y est comme plus prononcée et confortable, et on peut y faire
du bruit et des vagues avec l’eau quand on ne sait pas quoi
répondre.
Seul inconvénient, de taille : l’interviewer doit se tenir à
une distance respectable et respectueuse du célèbre
journaliste tel qu’en lui-même (enfin), et fort opportunément
secouru par un magnétophone placé à proximité immédiate de
JDPDO tel qu’en lui-même, pour enregistrer ce que le maître
TQELM ne saurait crier.
« Mais combien de bains furent-ils nécessaires pour accoucher
de 2207 pages ?!!!
», s’interroge le 5 juillet la toujours
vigilante Babeth Sylvarte, sur son blog La Casse-Gueule.
Rageuse, elle poursuit : « C’est gaspiller l’eau bordel de
saloperie de merde !!!
». Quant à Lucien Dieumegardedesourire
(La Chaise Électrique, 8 juillet 2006), son jugement est plus
nuancé : « le déluge ! ». (Il est utile de rappeler, pour ceux
qui ne le liraient pas, que si Dieumegardederire est le
critique qui chronique le plus d’ouvrages, c’est qu’il le fait
chaque fois en deux mots tout au plus.)
De quoi peut-il donc bien parler dans ce que nous pouvons
appeler ce pavé ? Paradoxalement, il n’est jamais question du
journal qui le salarie (L’Avion En Papier) et qui ne serait
d’ailleurs jamais devenu un avion sans lui. Bref, il parle
d’autre chose et plus particulièrement de lui-même, ce qui
n’est pas sans poser quelques problèmes, car JDPDO ne sait
plus très bien qui il est, il a même de gros doutes sur ce
sujet, sans parler de sa mémoire qui flanche et de toutes ces
longues journées de mauvaise humeur où il n’a pas envie de parler.
Heureusement, donc, que Charles Divrin excelle dans
l’énumération et la description (qui peut se aller jusqu’au
lyrisme) de toutes ces vaguelettes que JDPDO fait ondoyer et
dont certaines, mollement, chutent et s’écrasent sur un vieux
parquet abandonné.

Liens:

La Casse-Gueule

La Chaise Electrique

Posté par septembravec à 20:44 - JDPDO - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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